Les huiles essentielles - sujets traités

1. Généralités

Les bienfaits des plantes et des arômes sur la santé de l’homme sont connus depuis plusieurs siècles maintenant. L’on observe de nos jours, que le nombre de personnes ayant de plus en plus recourt aux médecines douces et aux soins naturels ne cessent accroître. Un phénomène qui, il faut le dire, profite largement à l’aromathérapie. Il s’agit en effet d’une médecine qui s’appuie sur l’utilisation des essences d’agrumes et des huiles essentielles (HE) pour prévenir ou guérir certains troubles chez l’homme, en restaurant notamment, son équilibre mental, physique et spirituel. Cependant, l’usage des huiles essentielles n’est pas sans danger et, ce même s’il s’agit des produits naturels. Pratiquer l’automédication peut donc avoir des conséquences nocives qui dans certains cas, peuvent entraîner la mort.

 

Un autre fait important qu’il faut savoir, c’est que les huiles essentielles ne peuvent être produites à partir de n’importe quelle plante végétale. Elles sont extraites uniquement à partir des plantes aromatiques qui renferment des essences. En effet, l’on retrouve dans une plante aromatique, des molécules naturelles, ainsi que des principes volatils en quantité réduite et en proportion qui varie en fonction de l’espèce, dans un ou plusieurs de ses organes que l’on peut isoler au cours de la distillation. Pour obtenir une huile essentielle, il suffit simplement d’extraire par la distillation à la vapeur d’eau, les essences des plantes aromatiques. En ce sens, l’huile essentielle n’est rien d’autre, qu’une essence distillée, une substance liquide huileuse, très puissante, volatile et odoriférante obtenue à partir d’une plante aromatique, et dont la couleur dépend également de cette dernière. Généralement le processus de distillation à la vapeur d’eau qui conduit à la sécrétion d’une huile essentielle, se fait soit à partir d’une plante entière, c’est-à-dire dans un alambic de végétaux, soit à partir de la plante uniquement en utilisant son écorce ou ses feuilles par exemple pour extraire la quintessence de ses principes actifs. L’huile essentielle pure ne contient aucun corps gras, elle est composée exclusivement de molécules aromatiques volatiles et elle renferme plusieurs substances chimiques complexes. A la différence d’une huile grasse dont la goutte va laisser une tache définitive sur un bout de papier par exemple, l’huile essentielle pure et non trafiquée pour sa part, ne laissera aucune trace au passage. Celle-ci ne contient aucuns sucres, aucuns minéraux, ni vitamines, et encore moins des protéines. Aussi, une huile essentielle est toujours indiquée à partir du nom de la plante dont elle est extraite.

 

En raison de leur coût d’extraction plutôt élevé, les huiles essentielles sont des huiles chères. Cela s’explique particulièrement par le fait que pour obtenir un petit flacon d’huile essentielle, il faut nécessairement utiliser une quantité importante de plantes ou de zestes ou d’organes végétaux, ce qui implique de même un gros budget. Par ailleurs, la diversité des prix que l’on observe pour une même quantité d’huile essentielle selon la partie distillée et l’espèce s’explique également par la variabilité du rendement tirée de la distillation des différentes espèces aromatiques.

Une essence est un arôme naturel sécrété par une plante à partir de ses organes reproducteurs. Les essences d’agrumes sont obtenues suite à un processus d’extraction à froid et sans distillation, des zestes d’agrumes.

2. Comment choisir et où se procurer une H.E ?

L’on retrouve plusieurs marques d’huile essentielle sur le marché, et la qualité des huiles mises à la disposition des utilisateurs par celles-ci (les marques) varie tout aussi. En général, l’on recommande de choisir des huiles essentielles dont les différents critères indispensables vous garantissent une origine sûre, en cas d’usage destiné à un but culinaire ou thérapeutique. Ceci dit, vous devez de préférence, opter pour des HE sélectionnées avec rigueur et extraites des plantes sauvages poussant spontanément dans les zones écologiques protégées, ou des végétaux d’origine biologique. Cependant, il est plus conseillé de se tourner vers les huiles 100 % bio, étant donné que très souvent, les pesticides et les résidus d’engrais utilisés dans le cadre des cultures classiques ont plutôt tendance à s’accumuler ou se concentrer fortement dans les HE. De même, la qualité des huiles essentielles dépend fondamentalement de la qualité des végétaux utilisés, de l’eau, de la température, ainsi que de la pression pendant la distillation.

 

En ce qui concerne leur commercialisation, vous pouvez retrouver et acheter les HE dans les magasins dédiés à la consommation bio, sur internet via des plateformes spécialisées notamment, ou encore directement auprès des producteurs ou à l’occasion des fêtes, des salons ou des foires « bien-être » ou « bio ».

 

En raison de leur sensibilité et des risques qu’elles avoir pour l’homme, vous devez soigneusement identifier et définir les huiles essentielles avant de les choisir. Ainsi, il faudra s’abstenir le plus possible de la contrefaçon, des produits partiellement synthétisées, ou alors modifiées et coupées avec des composés chimiques. En d’autres termes, choisissez des HE d’excellente qualité, clairement définies sur le plan biochimique et botanique, et dont le processus d’extraction ou d’obtention a été mené sous basse pression et sans détartrant chimique.

 

Vous devez toujours vous référer à l’étiquette, car les mentions qui y figurent vous seront d’une grande aide pour faire le bon choix. Par exemple, lorsque vous verriez la mention « H.E.B.B.D » sur un flacon, sachez que cette mention correspond à une huile essentielle dont les propriétés botaniques et biochimiques sont soigneusement définies. En effet, une telle indication vous livre d’une part, les informations exactes sur l’espèce botanique, en latin, sur la langue internationale des botanistes, ceci pour prévenir et éviter toute confusion et toute absence de précision quant aux appellations populaires, les organes producteurs (écorce, fleurs, sommités fleuries, feuilles, plante entière, graines, bois, racines…) ; et d’autre part, définit les particularités biochimiques de l’huile qui peuvent varier en fonction de plusieurs critères : climat, sol, période de récolte, environnement géographique de la culture, altitude où pousse la plante…(à et effet, on parle généralement de chémotype de la plante). Il arrive en effet, qu’une même plante produit des essences différentes ayant chacune des vertus thérapeutiques qui lui sont propre, en fonction de l’endroit ou du lieu de sa récolte.

 

3. Précautions d'emploi des huiles essentielles

Il est fortement indiqué de lire attentivement les précautions d’emploi d’une huile essentielle ou de tout autre essence d’agrumes avant toute utilisation. Beaucoup ont tendance à les négliger, mais les indications figurant sur le flacon de votre huile sont loin d’être un simple fait anodin.

 

Pour ce qui est de l’usage proprement dit, les HE et les essences d’agrume doivent être utilisées avec parcimonie, et bien plus, elles ne doivent être ingérées pures, c’est-à-dire en l’état. Aussi, il faut éviter de les verser dans de l’eau directement puis qu’elles ne sont pas des hydrosolubles. Mais au contraire, avant toute absorption, vous devez les diluer, soit dans un sirop sucré, soit alors dans un support émulsionnant huileux.

 

Il faut utiliser les HE de manière modérée et avec beaucoup de prudence, et ce, encore plus, si vous n’avez aucune maîtrise de l’aromathérapie et du niveau de toxicité éventuel de ces huiles. En effet, celles-ci peuvent causer des intoxications graves en cas de mauvais usage. Aucun surdosage n’est toléré et vous devez vous en tenir rigoureusement à la dose prescrite par votre aromathérapeute. Pour la consommation par voie orale, il est conseillé de prendre les remèdes ou les doses dans un délai limité de quelques jours seulement. Et pour éviter de dépasser la dose, il vaut mieux se servir du compte-goutte d’origine livré avec votre flacon.

 

L’utilisation sans prescription médicale des huiles essentielles et des arômes d’agrume est fortement déconseillé chez les petits enfants, les femmes enceintes et celles qui allaitent. Il en va de même, pour toutes les personnes souffrant de troubles épileptiques, exposées à l’hypersensibilité et aux allergies.

 

Quant aux mesures de précaution, il faut éviter de laisser les flacons à la vue et à la portée des enfants ou des bêtes de compagnie. En raison de leur forte concentration, les HE peuvent en effet se révéler très dangereux pour ces derniers. Dans tous les cas, elles doivent être conservées loin de tous ceux qui n’ont aucune conscience du danger qu’elles représentent.

 

Toujours en ce qui concerne les précautions, lors de l’utilisation, il faut éviter tout contact avec les yeux, car les huiles essentielles sont irritantes. Durant ce laps de temps, les mains ne doivent pas être portées sur le visage, et immédiatement après l’utilisation de votre produit, vous devez les laver avec du savon. Tout contact avec les muqueuses est également à éviter. Cependant, si un accident survient lors de la manipulation de l’HE, au lieu d’utiliser de l’eau, vous devez plutôt rincer abondamment la partie exposée avec une huile végétale qui va absorber celle-ci (l’huile essentielle). Appelez immédiatement le SAMU ou le centre antipoison en cas d’absorption d’une quantité trop importante d’huile essentielle.

 

Vous devez savoir en outre, que toutes les essences de zestes d’agrumes et certaines huiles essentielles sont photosensibilisantes. Ainsi, il faudra s’abstenir pendant au moins 12 heures, de s’exposer au soleil ou aux UV des cabines de bronzage après une ingestion ou une application sur la peau d’une HE ou d’une essence d’agrume. Cela vous évitera notamment d’avoir des taches brunes qui apparaissent sur la peau.

 

Parce qu’elle provoque une réaction glacée, l’HE de menthe poivrée ne doit en aucun cas, être appliquée sur une grande surface de la peau, ou alors être mise dans le bain.

 

Certaines HE pures, non diluées, peuvent s’avérer très irritantes. Vous devez donc éviter d’appliquer ce type d’huile sur votre peau. Egalement, toute injection par voie intramusculaire ou intraveineuse des huiles essentielles est à éviter. Pour toute utilisation sur les organes externes, il est conseillé de faire un test préliminaire sur la peau avant d’appliquer les huiles essentielles sur le corps ou sur le visage, et cette prescription vaut particulièrement pour les personnes allergiques. Comment faire ce test ? Vous déposez simplement une goutte de votre huile essentielle au poignet ou au coude, après quoi vous patientez pendant 15 minutes au moins, puis vous nettoyez et vous observez de près l’endroit pour voir si vous ne constatez aucune irritation, aucune démangeaison ou un picotement dans les 24 heures qui suivent. La plus grande prudence doit être de mise lorsque vous constatez une réaction anormale.

 

Une dernière précision sur ce point, les huiles essentielles doivent être utilisées et manipulées très loin des flammes en raison de leurs propriétés inflammables.

4. Critères d’une bonne distillation

La distillation est un procédé assez délicat qui doit être surveillé en permanence, et qui nécessité surtout une bonne expérience pour être menée à bien.

L’obtention d’une HE d’excellente qualité passe inévitablement par le respect scrupuleux d’un certain nombre de critères :

  • Basse pression : une distillation effectuée sous haute pression peut engendrer des suroxydations, c’est pourquoi elle doit toujours être réalisée à basse pression, plus précisément, entre 0,05 et 0,10 bars. En élevant la pression, la couleur de l’HE de thym vulgaire en pleine floraison a tendance à varier du rouge clair au rouge brun. Quant à la pyrogénation des bois avec des écorces, suite à un procédé de distillation effectué sous haute température et sous haute pression, elle produit des huiles essentielles souillées de goudrons et qui sont de nature cancérigène.

  • Durée de la distillation : la distillation doit se faire sur un temps long, prolongé afin de faciliter le recueillement du « totum » des molécules aromatiques autrement dit, l’ensemble des fractions dites de « tête », de « cœur » ou de « queue ». A titre d’illustration, l’extraction des ¾ de l’HE de thym vulgaire se fait généralement pendant les 30 premières minutes, mais pour extraire la totalité même des phénols à passer, il faut un temps supplémentaire qui peut durer entre 40 et 60 minutes. L’achat des distillateurs se fait au kilogramme d’huile essentielle, c’est pour cette raison que les producteurs dans la plus des cas, distillent sous haute pression, et arrêtent le processus de distillation juste après les 25 ou 30 minutes d’extraction. La plupart du temps, ils procèdent ensuite à une rectification de ces huiles essentielles et ceci, en les redistillant afin de concentrer les composants qui sont très volatiles et purifier les composants indésirables (points d’ébullition plus élevés). Il faut le souligner cependant, les huiles essentielles obtenues à l’issue d’un tel procédé sont plutôt décolorées avec une odeur moins fine, des propriétés différentes et des effets indésirables plus accrus. Par exemple, une HE d’eucalyptus ayant subi une rectification, va certes contenir jusqu’à 80 % d’eucalyptol, mais pour autant, contrairement à une huile essentielle d’eucalyptus « complète » qui n’en contient que 60 %, celle-ci sera plus irritante pour les bronches.

  •  L’eau : pour éviter d’avoir recours aux détartrants chimiques, l’eau utilisée pour la distillation doit être une eau de source pure, de préférence peu ou non-calcaire.

  •  Stockage et conservation : à l’issue de la distillation, il faut filtrer les huiles essentielles, puis les stocker dans des cuves inaltérables, fermées hermétiquement et entreposées dans une cave fraîche. Pour ce qui est de leur mise en bouteilles, les huiles essentielles doivent être mises uniquement dans des flacons en verre opaque, bleu ou brun idéals pour garantir une meilleure conservation à l’abri de l’oxygène et de la lumière.

5. Pourquoi faire ses huiles essentielles "maison" ?

La réponse est toute simple : par désir d’autonomie, mais davantage pour le plaisir de le faire soi-même ! Bien évidemment, pour des raisons d’ordre économique aussi : en effet, à cause du coût d’extraction élevé, les huiles essentielles bio et de qualité coûtent généralement très chères et ne sont pas souvent à la portée de toutes les bourses. L’obtention d’un petit flacon d’huile essentielle nécessite en pratique une grande quantité d’organes ou de plantes d’origine végétale ce qui justifie dès lors son prix assez élevé à la vente. Par ailleurs, la diversité observée dans la pratique des prix pour une même quantité d’huile essentielle (notamment en fonction de l’espèce et de la partie distillée) s’explique également par le caractère très variable du rendement de la distillation des différentes espèces aromatiques. Par exemple, pour un bidon de 30 L bien rempli, le lavandin offre un très bon rendement d’environ 80 ml.

 

Concernant les HE non bio, sachez qu’elles n’offrent pas de garanties suffisantes. Ainsi, il vaut mieux les éviter, d’autant plus qu’elles sont généralement obtenues à partir des procédés de distillation industrielle. En plus, ces huiles bas de gamme contiennent des fractions aromatiques quelques fois incomplètes et de qualité douteuse, et leur distillation se fait plus rapidement que celle d’une HE produite chez soi ou de façon artisanale, à haute pression et à haute température. Quant aux plantes aromatiques utilisées, elles proviennent généralement de la culture conventionnelle (sauf en bio), sans compter que les végétaux sont aspergés de nombreux produits chimiques solubles dans l’eau : fongicides, pesticides, herbicides…

 

Pour utiliser des plantes locales ou celles de votre jardin ou de votre environnement.

6. Comment faire ses huiles essentielles "maison" et ses hydrolats ?

Il suffit de vous munir d’un hydro-distillateur et voilà, vous pourrez extraire vous-même, les hydrolats et les huiles essentielles de végétaux. Vous pouvez utiliser des plantes de votre jardin ou des plantes sauvages pour extraire le précieux liquide. L’extraction pourra aussi se faire à partir de certaines semences comme celles de coriandre, de carottes sauvages, ou d’angélique, etc. Pour la préparation, vous pouvez opter pour des plantes aromatiques qui produiront une quantité importante d’HE, ou pour celles qui donneront juste une très petite quantité, mais tout en favorisant la récolte (grâce à l’eau de condensation récupérée au niveau de l’essencier) d’un hydrolat.

 

  • La récolte des plantes

 

Très souvent, il vaut mieux couper les plantes fraîches lorsqu’elles ont atteint la pleine maturité. En effet, c’est à ce stade qu’un végétal contient sa plus forte teneur en HE. Cependant, vous devez savoir que cette teneur en huile essentielle peut varier en fonction des caractéristiques du milieu où les plantes ont poussé : humidité, ensoleillement, sol, altitude, type de plante, sa maturité, son âge, ou encore son origine, etc. Quant aux plants cultivés, la teneur varie selon les techniques culturales et les conditions de plantation : temps de séchage, désherbage, conditions de la cueillette, amendements minéraux…

 

Le serpolet, la menthe, le thym, la marjolaine, la sarriette, l’origan et la mélisse sont des plantes fleuries qui doivent être coupées à la floraison. Par contre, les plantes fleuries comme le romarin, la lavande et l’achillée doivent être récoltées à la fin de la floraison. Pour les jeunes bourgeons bien chargés en huile essentielle et pour les conifères dont les jeunes pousses sont déjà bien formées, la coupe peut se faire en été, ou à la fin de celui-ci. Le laurier pour sa part doit être coupé idéalement en février juste avant la reprise de la végétation pour ce qui est de la fabrication de l’huile essentielle. Enfin, il faut couper les fleurs chargées de semences de l’angélique et de la carotte sauvage, de préférence pendant l’automne.

 

La coupe des plantes doit se faire idéalement à l’abri de toutes sources de pollution, durant la période de sèche, notamment le matin juste après que la rosée se soit évaporée et avant les grandes chaleurs. Selon le type de plante, vous devez après la coupe, laisser les plantes se déshydrater pendant un laps de temps plus ou moins long, et ce, après les avoir préalablement placées à l’ombre et dans un endroit bien aéré.

7. La fabrication d'huile essentielle et de l'hydrolat

La qualité de l’eau utilisée déterminera aussi profondément la qualité de l’huile essentielle obtenue. Pour la circonstance, plutôt que d’avoir recours à l’eau du robinet, utilisez de préférence une eau de source peu ou non calcaire. Et si vous souhaitez obtenir une HE qui soit encore de meilleure qualité au-dessus, optez pour une eau dynamisée. Retenez-le, une distillation menée dans les règles de l’art doit toujours se faire à basse pression.

 

En fonction du végétal utilisé, la préparation ou la fabrication d'huile essentielle peut prendre environ 2h 30 min de temps. Toutefois, en ce qui concerne l’HE de lavande, sa fabrication est assez rapide et elle ne dure qu’une heure et trente minutes (1h30min) de temps. Quoi qu’il en soit, la distillation doit être prolongée comme il se doit pour permettre le recueillement du « totum » ou de toutes les molécules aromatiques contenues dans la plante. Chaque plante est composée de plusieurs molécules biochimiques spécifiques dont certaines nécessitent plus de temps que d’autres pour être extraites au cours de la distillation. L’on estime à peu près 250, le nombre de molécules que contient une huile essentielle.

Tassez bien les plantes dans le bidon en croisant les couches.