Les bouilleurs de cru et les alambics



Le privilège se transmet de "père en fils".


Depuis toujours, ce privilège était accordé à l'exploitant, il passait à son fils si celui-ci reprenait la ferme, ou au nouvel exploitant d'où qu'il vienne. A sa suppression dans les années 60, les privilégiés ont gardé cette exonération de taxes, et l'ont transmise au conjoint survivant.

 

On n'a plus le droit de bouillir ? Mais qui peut donc bouillir maintenant ?


Bouillir du cru est toujours possible si l'on est récoltant. On n'a pas actuellement besoin d'être exploitant agricole, il faut avoir une petite récolte, même amateur. Vous aurez une remise de 50 % sur les droits d'accises (les taxes) pour une quantité maximum de 10 litres d'alcool pur. L'alcool produit sous ce régime est réservé à la consommation familiale (pas de commerce). Ce nouveau régime date de 2003.

 

Quelle est la différence entre un bouilleur de cru et un bouilleur ambulant ?


Le bouilleur de cru est le récoltant, le bouilleur ambulant est le distillateur qui se met au service du premier. Le bouilleur de cru peut distiller lui-même avec un alambic appelé communal. Les alsaciens et les lorrains ne dépendaient pas du gouvernement de Vichy et ont gardé ce droit de distiller chez eux avec leur propre alambic. On compare donc ces deux profils par un amateur et un professionnel. Bouilleur de cru ou bouilleur ambulant est donc à distinguer.

 

Comment peut on devenir bouilleur ambulant ?


Il faut savoir qu'aujourd'hui, les nouveaux bouilleurs de crus ne sont pas des privilégiés, mais des particuliers qui font bouillir leur cru. Ils ont pris contact avec les douanes, et payent des taxes (50 % des taxes sur l'alcool). L'alcool de ces "bouilleurs de cru" n'est pas commercialisable.